RENDEZ-VOUS mardi 22 Mai 2012 18H30 amphithéâtre du Conseil Général rue Guillemette- ASSEMBLÉE GÉNÉRALE / BILAN de la saison 2011/2012 Verre de l'amitié
Raté-Rattrapé-Raté, Compagnie Pré-O-CCupé/NIKOLAUS «On appelle expérience ce qui a raté»
Le cadre de scène s’ouvre sur un espace fermé, encombré de cartons et de panneaux soigneusement rangés. Ce pourrait être un sous-sol d’archives oubliés ou bien un théâtre abandonné aménagé en salle de conférence improbable. Sans psychologie, ni discours, mais selon la logique propre au clown, les trois personnages évoluent au milieu d’objets de tout genre,déployant méthodiquement l’arsenal de leurs expériences. Nikolaus et ses complices, en reproduisant sur scène une joyeuse fin du monde, dont ni eux ni le public ne sortent indemnes, se voient confrontés à la chute, aux objets manipulés qui s’échappent, au monde qui s’écroule, à l’inutile. Les ratages successifs, la chute des balles de NIKOLAUS, celle du funambule comme de l’équilibriste, chahutent les trois personnages, interpellent les spectateurs. Ils nous démontrent, par l’exemple, que toute réflexion est vertigineuse.
CO-PRODUCTIONS La Merise à Trappes, Circuits -scène conventionnée d’Auch, festival “cours z’y vite” de Sainte Savine, la cie Pré-O-CCupé. Spectacle créé avec le soutien de L’Entre-Sort de Furies / Châlons en-Champagne, le Festival Pisteurs d’Etoiles d’Obernai et la Ferme du Buisson, scène nationale de Marne la Vallée (résidence de création) et avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.
PARTENARIATS Ministère de la Culture (DGCA), Communauté d’agglomération de Saint Quentin-en-Yvelines, Office Régional de Champagne Ardennes. Pôle national cirque Languedoc Roussillon -La Verrerie d’Alès en Cévennes, conventionné DRAC, Languedoc-Roussillon, Conseil Général -Aude, Gard, Ville d’Alès.
LA PRESSE
«Nikolaus atteint un sommet d’absurde, mélange de prouesses techniques et de délire.»
Le Monde
«L’espace-temps est-il soluble dans une baguette de pain ? Trois clowns en font la démonstration implacable.»
Télérama
«Quel bordel ! Ce que je trouve jubilatoire, c’est le désordre, c’est très agréable.Un spectacle magnifique.»
France Culture MINUIT/DIX de Aude Lavigne
REPERES
Figure incontournable du cirque contemporain, Nikolaus, clown,jongleur, acrobate, diplômé du Centre National des Arts duCirque de Châlons-en-Champagne,conduit depuis dix-sept ans unparcours exemplaire d’artiste et développe au fil de ses créations un univers à la croisée du cirque et du théâtre, de l’humour et de la maîtrise du geste. Après le succès des Kunz, Nikolaus signe sa 6e création.
Comment dire non, lorsqu’il en va de sa propre existence ? Pourquoi dire non ? Par conviction, par refus de l’inacceptable, parce que «trop, c’est trop»… Ce spectacle fait revivre les résistants et les justes, ces «soutiers de la gloire» qui, par de simples petits gestes, au risque de leur propre vie, ont fait basculer l’histoire et capituler l’ennemi. Les témoignages qui ont inspiré l’auteur sont parfois drôles, toujours poignants et remarquablement servis par le jeu de François Bourcier. Sur scène, le comédien navigue entre des costumes suspendus, comme flottant dans les airs. Il les endosse un à un, leur fait prendre vie et nous livre ainsi, avec le même bonheur,une succession de personnages ordinaires et pourtant plus héroïques les uns que les autres : retraité, médecin, ménagère, proviseur, étudiant, paysan, tous issus de la Résistance Populaire. Résister ce n’était pas toujours saboter des ponts, c’était parfois crier : «vive la France» et, ainsi, risquer sa vie. La mise en scène d’Isabelle Starkier, inventive et efficace, ne laisse place à aucun temps mort. Elle n’oublie pas le son : coups de feu et Cinquième Symphonie de Beethoven rythment le jeu et sont autant d’accompagnements au passage d’un personnage à un autre. Cette leçon d’histoire originale est pour le spectateur l’occasion de saisir les clés pour comprendre la Résistance d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Un très bel hommage à la liberté et au combat.
LA PRESSE
Le comédien se transforme
vite en bête de scène. Admirable.
Paris Match
Superbe et bouleversant.
Télérama
Un magnifique travail d’acteur, une mise en scène remarquable !
Le Parisien
Le comédien incarne avec brio tous les personnages…
Un excellent spectacle.
La Marseillaise
REPERES
L’ATP accueille, cette saison, une autre mise en scène d’Isabelle Starkier, Quichotte.
Quichotte, d’après Cervantès Compagnie Star Théâtre
L’équipée tragique du héros de Cervantès (1547-1616) Pour Don Quichotte, les auberges sont des châteaux, les paysannes des princesses, les moulins à vent des géants. Don Quichotte vit dans ce monde virtuel créé par les livres. Quichotte part, en enfant de cinquante ans, dans le monde réel recouvert du voile de la fiction. Il use d’objets, de marionnettes, de masques et surtout, surtout de jeu pour recréer le décor et les personnages de ses aventures depuis son lit/livre, transformé en champ de bataille. Le jeu de l’actrice magicienne et manipulatrice puisqu’elle incarne tous les personnages de cette folle épopée, ramène Don Quichotte épuisé à son lit et à son livre pour y mourir… ou y dormir… «Mourir, dormir, rêver peut-être…» Don Quichotte, un «totem» Parce que, étymologiquement, Don Quichotte c’est aussi un totem : le porteur de Vérité (traduction de Q’Xote en araméen). Il est LE personnage qui nous aide à interpréter ce qu’il y a derrière la réalité, qui apprend aux enfants à décoder le monde, à décrypter les signes et à savoir regarder derrière le miroir comme Alice (les grands mythes se rejoignent). Dans notre société lisse du spectacle, qui nous impose ce qui fait tout de suite sens, Don Quichotte nous permet de réinventer les signes cachés, le non-dit, le jeu des mots, les métaphores - tout ce qui appartient au pouvoir du Livre et de son interprétation. Parce que Don Quichotte c’est enfin le redresseur de torts, l’homme épris de justice et d’utopie. Dans notre monde matérialiste, c’est une quête qui mérite qu’on la retrace au gré d’une histoire fantasque mais émouvante. Photo : Jean-Pierre Benzekri
REPERES
Ce spectacle a été présenté avec succès au festival d’Avignon off 2009
L’ATP a reçu en 2008 Isabelle Starkier pour sa mise en scène
de LE BAL DE KAFKA plébiscitée par le public.
A SAVOIR
Un dossier pédagogique pourra être adressé aux enseignants du primaire et des collèges.
Des interventions sont possibles dans les établissements ;
TRACES, d’Aurélien Rousseau Le Petit Théâtre de Pain
Tous autant que nous sommes nous courons. Nous traversons nos vies toujours en chantier, évitant les gravats - parfois pas - empruntant un sillon, une ornière, des empreintes laissées par d’autres avant nous… Traces c’est dire celle-là trimballant ses brouettes d’emmerdes, et ses camions-bennes d’espoir. Ou lui, juste à côté, qui tourne en rond, harcelé par le marteau-piqueur de ses obsessions. C’est raconter… avec du rythme, de la musique, beaucoup d’une belle énergie, et du plaisir à jouer, l’ordinaire de ceux qui vivent «aux crochets de…» la société, leurs mauvais souvenirs, leurs désespoirs… C’est à partir de témoignages, faits-divers, brèves, articles journalistiques…, que Aurélien Rousseau - historien de formation et haut fonctionnaire - a puisé la matière pour écrire « Traces ». Cet enchevêtrement de morceaux de vie, d’instants décisifs, de points de rupture n’est pas sans rappeler la construction cinématographique du récit dans les films de Inarutti, comme « Babel » ou « 21 grammes ». Une scénographie où entrent chorégraphie, anticipations, arrêts sur image, zoom, quelques effets cinématographiques dans un chantier, «dans la solitude des champs de béton». Soit une partition pour huit acteurs en tranche individuelle ou chorale sous fond de rénovation urbaine. Les acteurs offrent un ballet d’une chorégraphie haletante et bien huilée. Pas un instant de répit. Pas de pathos ; les moments graves et émouvants alternent avec les scènes les plus cocasses. Rythme, musique, énergie et plaisir du jeu communicatif sont les maîtres mots qui caractérisent ce spectacle. Attention : une seule représentation à Nîmes !
Photo : Jean-Pierre Estournet
LA PRESSE
Le texte sensible et malin, la mise en scène inventive et les interprétations entre burlesque et émotion font de ces Traces un joli petit bonheur. Emmanuelle Bouchez Telerama 25/07/2009
REPERES
Ce spectacle a rencontré un succès public au festival d’Avignon OFF en 2009.
Fondée en 1994, Le Petit Théâtre de Pain est une troupe permanente constituée de dix sept personnes de langues et cultures différentes. Aujourd’hui, elle réside à Louhossoa, en Pays Basque et s’affirme en tant que troupe multilingue et itinérante.
Vu à l’ATP d’Uzès, la saison dernière, sous chapiteau, Embedded de Tim Robbins.
Une vie al dente ! D’après Zucchero a velo de Stefania Giannotti
Compagnie Amadée
Le propos :
Ce récit de Stefania Giannotti, traduit par Fabienne Andrea Costa nous raconte des moments significatifs de la vie d’une femme, inscrits dans l’Histoire de l’Italie dans les années 50 à nos jours. Et ce… à travers le filtre de la cuisine ! Et ce… baignant dans les sauces les plus succulentes ! Et ce… en pleine immersion dans la riche gastronomie méditerranéenne! Et ce, encore… en musique, celle du compositeur qui a marqué l’histoire du cinéma italien de cette même époque, Nino Rota ; et enfin, en chansons tirées des films de Fellini, de Zeffirelli, Visconti…, avec la voix de Renata Roagna !
La mise en scène de Flavio Polizzy va privilégier la relation directe et intime avec le spectateur. Dans un espace de jeu, à la tonalité rouge et noire, entre une table, une chaise et deux tabourets la comédienne et le musicien vont évoluer au plus près du public. Leurs
costumes seront un clin d’oeil à Fellini.
Extrait :
Ce jour-là, mes ennemis étaient au nombre de deux : le capitalisme international et les écrevisses. Je les avais achetées vivantes et je les apportai à table, vivantes !
Elles s’échappaient de l’assiette ; on aurait dit que j’organisais un «happening»…
Théâtre à domicile mode d’emploi
Vous désirez l’accueillir chez vous, c’est simple, n’hésitez pas, prenez date avec l’ATP pour une soirée très conviviale, des plus inattendues.
Photo : Flavio Polizzy
REPERES
Bien connue de l’ATP, la Cie Amadée, créée en 1991 par Flavio Polizzy, nous a présenté en 2001, un spectacle bouleversant : C’est toute ma vie de Charlotte Salomon. Et en 2008, sur un texte de Erri de Luca, Aller Simple… pour deux voix et percussions, dans une forme oratorio, très aboutie.
Nino Rota : Il naît à Milan dans une famille de musiciens.
Après le Conservatoire de Milan, il enchaîne sur celui de Rome, puis se perfectionne à Philadelphie au Curtis Institute jusqu’en 1932. L’année suivante il écrit ses premières partitions pour le cinéma. En 1952 il compose la musique du premier film de Federico Fellini « Lo Sceicco bianco », début d’une longue complicité qui verra naître des chefs d’oeuvres.(Amarcord , E la nave va)
Tatouage, d’Alfredo Arias Groupe TSÉ
Les destins reliés du chanteur espagnol Miguel de Molina et d’Eva Peron. Né dans une famille modeste en Espagne, Miguelito va quitter le foyer maternel pour devenir boniche de bordels.Entre les prostituées et les toréros, il apprendra l’art de divertir et de chanter. La guerre civile espagnole éclate. Il chante pour les soldats républicains. La guerre terminée, un sordide impresario franquiste tente de l’exploiter. Miguelito révèle sa nature, son statut de «pédé rouge» lui coûtera presque la vie. Après maintes péripéties, il parviendra à s’échapper. Il triomphera à Buenos Aires, mais le bras du tyran le rattrapera une nouvelle fois, l’empêchant d’exercer son art. De nouveau en Espagne, à la merci de ses bourreaux, il s’enfuit au Mexique où la chance n’est pas au rendez-vous. Finalement Eva Perón, femme du président argentin, lui donnera refuge. Elle lui dira : «Vous avez été un pédé pour le franquisme et moi j’ai été une pute pour l’oligarchie de mon pays !»
Ces dialogues, émaillés des musiques et chansons, font revivre ces deux «marginaux», lumineux et uniques, qui ont défié, chacun à leur manière l’Histoire : lui avec celles qui sont propres à la scène et elle avec celles des coulisses du pouvoir.
Du music-hall avec Alfredo Arias Le spectacle épouse la forme du music-hall, alternant des scènes, monologuées ou dialoguées, et des chansons donnant ainsi la possibilité aux personnages de s’envoler dans les stratosphères de leur démesure et de leur folie. Quatre artistes formidables jouent, chantent et dansent, entourant un Alfredo Arias au sommet de son art.
Photo : Pacôme Poirier
LA PRESSE
«Alfredo Arias - en verve - n’a pas renoncé au baroque : dans un scénario et une mise en scène stricts, menée avec trois chaises et un tambour, on trouvera la trace de ces exagérations superposées»
Le Monde «…Miguel de Molina était l’artiste le plus génial de cette époque et c’est sur lui que la hargne des nouveaux maîtres d’Espagne s’est abattue. Avec toute la force, l’arrogance et la vulgarité de ceux qui se sentaient intouchables.» Arturo Perez -Reverte ( El Pais )
REPERES
Est-il besoin de présenter Alfredo Arias metteur en scène d’origine argentine ami de Lavelli, Savary, Copi-, révélé au grand public en 1992 avec l’admirable MORTADELA. Présenté au Théâtre du Rond-Point, à Paris, Tatouage est la charpente d’une trilogie musicale, Trois tangos et Cabaret Brecht Tango Broadway.
Oncle Vania/Osaba Vania, d’Anton Tchekhov Théâtre des Chimères
Le vieux professeur Sérébriakov est venu se retirer à la campagne, dans la maison de sa première épouse... Cette arrivée perturbe la vie paisible de Sonia, la fille du professeur, et d’Oncle Vania, qui à eux deux exploitent tant bien que mal le domaine, d’autant que l’attention des proches, y compris celle de Vania, se cristallise bientôt sur Eléna, la seconde et très désirable épouse. La pièce met également en jeu une relation entre la ville et la campagne, illustrée par deux groupes de personnages Le pays Basque lieu d’implantation de la compagnie, connaît bien ce dialogue-là à travers la coexistence, de deux cultures et de deux langues, le basque et le français. Pour cette raison les deux langues cohabitent dans le spectacle. Les natifs parleront basque lorsqu’ils sont entre eux et français lorsqu’ils s’adressent aux citadins. Enfin, une formation de trois musiciens, accompagne les cantiques basques qu’entonne, par moments, le choeur des personnages, recomposant ainsi une commune aspiration naïve à un monde meilleur. Comme l’indique J.M Broucaret, metteur en scène «Avec le montage de «Oncle Vania», c’est par l’alcool, par l’amour, par l’ennui, par la maladie, que les personnages entament et compromettent leur capital de vie. Mais, et c’est cela qui captive et émeut, ils ne se résignent pas pour autant et leurs rêves amoureux, écologiques ou littéraires les animent, les bouleversent et offrent une scène passionnelle, un théâtre, à leurs vies.Faire, jouer, malgré tout, en boitant, en bégayant ! C’est également au nom de cette vitalité rafistolée que nous n’oublierons pas l’humour. Tchekhov voulait que l’on rie aussi de leurs ridicules, parfois dérisoires et grotesques.»
Photo : Claude Billès
PRODUCTION : Théâtre des Chimères En coproduction avec : OARA, Théâtre Georges Leygues Villeneuve sur Lot,Institut Culturel Basque, Harri Xuri, Scène de Pays de Baxe Nafaroa Et l’aide de : Villes d’Hendaye, Biarritz et Anglet, Conseil Général des Pyrénées Atlantique, Conseil Régional et DRAC d’Aquitaine
REPERES
Personne n’a oublié ni la superbe création du : théâtre des Chimères LE CERCLE DE CRAIE CAUCASIEN ni le décoiffant Eva Péron - L’homosexuel deux ans auparavant
LE TERRIER, de Frantz Kafka Compagnie La Traverse
«J’ai organisé mon terrier et il m’a l’air bien réussi.» Le Terrier est une des dernières nouvelles écrites par Kafka où de mêlent avec le plus de violence l’issue inexorable d’une destinée tragique et une extraordinaire distanciation comique. L’humour noir atteint, ici, le paroxysme. Un être, mi-animal, mi-homme (il parle, en tout cas il pense), s’est construit un terrier, donc, pour se préserver de tous les dangers, pour s’éloigner de la menace de ses ennemis extérieurs et nous fait partager l’extrême ingéniosité de sa vie enterrée… On n’est pas très loin de Beckett, de ces pitres somnambules qui errent dans un monde dépeuplé et qui s’enfoncent dans la terre à perpétuité. Ecrite dans l’hiver 1923/1924, dans le Berlin dévasté par la crise de Weimar ce texte est une nouvelle fantastique de l’irrationnel et du rationnel. Irrationnel comme certaines pensées obsessionnelles, certaines peurs, peur du monde, de l’inconnu, d’autrui… Conte du rationnel puisque pour se protéger de tous les dangers, comme on se bâtit une forteresse, cet être étonnant qui ressemble à Kafka, ce troglodyte creuse méticuleusement son terrier. Cette oeuvre est très forte et d’une redoutable efficacité narrative. Elle est d’autant plus intéressante qu’elle est inachevée ou que sa fin a, sûrement disparue quand Kafka a demandé à Dora, sa compagne, de brûler ses manuscrits et qu’elle a réalisé sa volonté par respect. Kafka est à la fin de sa vie, miné par la tuberculose et cette fois il s’approche de lui-même plus qu’il ne l’a jamais fait. L’espace scénique dessine des couloirs des cloisons, des ronds-points, des chaussetrappes… L’univers sonore est fait de bruits en harmonie ou en décalage, voire en contradiction avec l’envie obsessionnelle de silence du narrateur : des frôlements, des crissements imperceptibles… Les lumières de Laurent Vérité sculptent les ténèbres de ce labyrinthe.
Photo : Leterrier
LA PRESSE
Hervé Petit, (excellent !), rend lumineuse l’immense solitude de son personnage, qui vit dans son trou comme dans un palais. […] pantin héroïque et minuscule, petit homme aux tempes pâles, juif séparé des siens et des autres, et qui à la fin met son chapeau pour prendre congé. Une certaine idée de l’artiste. Le Point - Frédéric Ferney
Ce monologue de Kafka, un chef-d’oeuvre, est ici remarquablement servi par une mise en scène pertinente et un comédien hors pair. Midi Libre - A.L. 19/07/09
REPERES
Pendant le OFF d’Avignon 2009, Le Terrier, Kafka et Hervé Petit, ont rencontré des publics très intéressés et le plus souvent enthousiastes. Six mois plus tard, en février 2010, Hervé Petit signait l’adaptation et la mise en scène de La Lutine de Pedro Calderon de La Barca Cette production a été saluée par la presse.
LES YEUX D’ANNA, De Luc Tartar Compagnie Théâtre Temps
Au lycée, une jeune fille surdouée est l’objet de toutes les jalousies, de toutes les rumeurs. Son inadaptation est criante et son regard insupportable : elle a des yeux vairons ! Insidieusement, on lui reproche sa différence et peu à peu la curiosité cède la place à l’ostracisme. Elle est rejetée par le groupe, on l’accuse de tous les maux, on lui prête des pouvoirs surnaturels… C’est une vétille qui mettra le feu aux poudres… Aujourd’hui encore, celui ou celle qui ne s’inscrit pas dans la norme, qui manifeste une indépendance d’esprit et revendique sa liberté, se fait violemment prendre à partie. Au pays des droits de l’homme, il apparaît urgent d’interroger notre généreuse devise «Liberté, Egalité, Fraternité», si souvent rudoyée. Comme nous tous, mais plus fortement encore, les adolescents sont confrontés à cette violence au quotidien. Grandir, c’est se construire, c’est à dire choisir son camp : se noyer dans la masse ou cultiver sa différence. Notes de mise en scène «L’univers de la pièce de Luc Tartar conduit la mise en scène sur les chemins d’un conte cruel contemporain. La mythologie et les symboles y sont présents, comme la sorcellerie, les visions de cauchemars des personnages… La mise en scène s’attachera à faire surgir du réel le fantastique qui sous-tend le récit, ainsi que l’humour et l’émotion qui font irruption dans le drame…» Yamina Hachemi Mon écriture : «…je m’aventure dans un théâtre qui n’est ni réaliste, ni psychologique. Je plonge mes personnages dans un univers décalé dans lequel les repères se dérobent… C’est un théâtre de la déglingue, tour à tour lapidaire et hémorragique, dédale de cris et de fous rires, dans lequel circule une urgence absolue, celle de dire ce monde d’aujourd’hui qui nous échappe en même temps qu’il nous traverse de part en part.» Luc Tartar
Photo : Claude Leboul
COPRODUCTION La FATP (Fédération d’Associations de Théâtre Populaire) La Nacelle à Aubergenville - scène conventionnée pour les écritures contemporaines
PROJET SOUTENU PAR : La DGCA - Ministère de la Culture dans le cadre du «compagnonnage auteur» (2008) La DRAC-Ile de France à l’Aide à la production dramatique L’Ephémère au Mans - Scène conventionnée pour les écritures contemporaines Le Théâtre de Corbeil-Essonnes Le Théâtre Roger Barat d’Herblay Le Centre Culturel Max Juclier à Villeneuve-la-Garenne
COREALISATION : Théâtre de l’Etoile du Nord La pièce a obtenu Le Prix Lycéen 2010 De l’Inédit Théâtre Editions Lansman
Mardi 19, à 20h à Nîmes au Théâtre Christian Liger Durée 1h40 Solo clownesque
Paillasse vit en haut du monde et veille aux lumières. La chute de l’une d’entre elles l’entraîne vers le bas. Arrivé au sol, décroché de son univers en haut du monde pour le bas où règne la gravité, il doit tout réapprendre, lutter avec les objets et ses propres actions qui ratent obstinément. Rien ne tourne rond, rien ne va, tout s’emballe dans une succession d’échecs et de catastrophes dérisoires. Jusqu’à ce qu’il retrouve le chemin vers le haut.
«J’ai voulu raconter une histoire d’humanité, simple, proche de chacun d’entre nous : dire comment nous mêlons dans une seule vie les petits ennuis et les plus hautes aspirations. Privilège jubilatoire du clown de pouvoir rendre compte de cette situation ridicule et sublime à la fois.»
PHILIPPE GOUDARD
Mardi 12 avril à Saint Géniès de Malgoires Vendredi 15 avril à Bellegarde Samedi 16 avril à Saze - Durée 45mn
Un clown va quitter la scène. Avec les spectateurs pour miroir, il se livre à une dissection méthodique de ses clowneries, s’empêtrant dans des choses insignifiantes en même temps qu’il cherche à comprendre «pourquoi ça rate» jusqu’à dévoiler la part la plus intime de lui-même.
LA PRESSE
«Un grand artiste fait l’inventaire des gestes et symboles fondateurs de sa pratique... Et de sa vie» L’Humanité «Son one man show intime, introspectif même, raconte son long parcours de clown. C’est beau. C’est magnifique. C’est abyssal. Bref c’est à voir» Midi Libre
Composition, scénographie et jeu : Philippe Goudard En collaboration avec : Alexandra Ancel Musiques originales : Tony Bruneau, Michel Arbatz, Henri Dartois Musiques préexistantes : Pergolese, Jonatz, Souchon, The Beatles, Craig Amstrong… Textes originaux : Marion Aubert, Michel Arbatz. Textes préexistants : extraits de «Écrits» de Daniil Harms, éditions Bourgois Chorégraphie : PatObine Chorégraphie aérienne : Olivier Farge Constructions et accessoires : Stanislas Pierre, Thomas Godeffroy, Alexandra Ancel et Philippe Crozat Costumes : Judith Chaperon Eclairages : Tangi Gourmelon et Franco Marri Vidéos : Bérénice Belpaire, Fred Ladoué et Jean-Luc Fauquier Petits clowns : Arthur ou Gabrielle ou Rachel Goudard Conseils à la mise en scène : Yves Gourmelon, Maripaule B., Pierre Barayre, Gérard Lieber, et l’aimable autorisation d’Alain Timar pour la séquence du manteau Production : Aries et Scorpio et Philippe Goudard Aide à la production : La Verrerie d’Alès en Cévennes - Pôle Cirque Région Languedoc-Roussillon, Beaumarchais/ SACD, «Le Sirque» - Pôle Cirque de Nexon en Limousin.
A SAVOIR Au moment où seront donnés les deux spectacles (mi avril 2011 donc , précisions ultérieures dans LE PROJECTEUR) un stage sera organisé par l’ATP sous l’égide de Philippe Goudard : l’art du clown en sera l’axe principal ; Il concernera toutes les personnes désireuses d’approcher ou de perfectionner cette technique. Merci de nous consulter.